samedi 12 octobre 2013

Le vide d'Adèle




"La Vie d'Adèle", 2013, d'Abdellatif Kechiche, avec Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux.

Note: 1/10

Il y a eu la Palme d'or au festival de Cannes 2013. Il y a eu la polémique, largement relayée par les médias. Il y a le film, celui que je suis allée voir - sans a priori ni préjugés.

Le verdict (il n'y a pas d'autre mot) est tombé rapidement: quel ennui! Ce n'est pas faute d'avoir essayé: pendant 1h30 (ça dure 3h), je me suis accrochée à mon fauteuil, dans l'espoir d'un déclic. Dans l'espoir qu'il se passerait quelque chose.

Avec toujours cette question au coin de l'esprit: mais comment peut-on encenser un film qui entasse les poncifs et les clichés? Sur l'adolescence, l'homosexualité féminine, la passion, l'art, la sociologie...

Avec toujours cette remarque au coin de l'esprit: il faut avoir bien peu vécu, voire n'être jamais sorti de chez soi, pour s'extasier devant cette relecture plate, cousue de dialogues creux.

On ne crée pas une oeuvre majeure à coups de belles images, de plans cadrés serrés-serrés. Et ce ne sont pas les scènes de sexe "vrai", tendance porno esthétisant, qui ajouteront de la force à un opus qui finalement ne vaut guère mieux qu'un "Martine tombe amoureuse" (cf. Twitter) porté sur grand écran.

De guerre lasse, j'ai quitté la salle après 1h30. Sans autre regret que d'avoir gaspillé 19 francs suisses, un argent pour d'autres réalisateurs plus surprenants, galérant à dénicher un producteur.

1/10. Le "1" de la note pour Léa Seydoux. La seule qui joue juste, qui est. Qui transmet une vraie émotion, à la fois tripale et fragile. Là où tout le reste tombe à plat.

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