dimanche 13 octobre 2013

Vivre, mieux vaut tard que jamais




"Night Train to Lisbon", 2013, de Bille August, avec Jeremy Irons, Martina Gedeck, Jack Huston, Mélanie Laurent, August Diehl, Charlotte Rampling, Tom Courtenay, Bruno Ganz, Lena Olin, Christopher Lee, Hanspeter Müller Drossaart

Note: 6/10

Je me souviens avoir tiqué (au minimum) quand certains ont vu dans Bille August le successeur à Ingmar Bergman. Suite à la Palme d'or qui a couronné "Les Meilleures Intentions" en 1992. N'est pas Bergman qui veut, et là, bien que le scénario ait été signé par le Maître suédois soi-même, on était loin du compte.

Depuis, l'eau a coulé, le soufflé est largement retombé. C'est donc sans aucune tentative de comparaison que je me suis lancée dans "Night Train to Lisbon". Sans avoir lu non plus le livre dont il est l'adaptation: "Nachtzug nach Lissabon" (2004), de Pascal Mercier, alias un professeur bernois de philosophie, Peter Bieri.

On découvre comment un prof de latin sexagénaire, Raimund Gregorius (Jeremy Irons), sauve la vie d'une jeune femme tentant de se suicider du haut d'un pont de Berne, la ville où il habite et enseigne.

La belle disparaît et il se retrouve avec un manteau rouge, un billet de train pour Lisbonne et le recueil d'un certain Amadeu de Prado.

Sur un coup de tête, Gregorius embarque dans le train en question. A la recherche d'informations sur la jeune femme, il va aller à la rencontre de l'auteur du livre, de son vécu (famille, amitié, amour, résistance) sous la poigne de Salazar et sa cruelle police. Mais surtout, Raimund va aller à la rencontre de lui-même.

Il ne s'agit pas d'un film historique sur la dictature portugaise, sur la Révolution des oeillets. Le scénario est truffé d'incrédibilités (tout le monde parle parfaitement anglais, entre autres). Quant à la réalisation, elle est plutôt vieillotte, surfant sans arrêt sur des flashback, empreinte de romanesque et de visions cartes postales.

Pourtant, malgré cela, le film fonctionne. On s'y plonge, on s'attache aux personnages, à leur histoire. Tous, passés et présents, émouvants, touchants.

Au final, de cette mélancolie naît un message d'espoir: la vie, c'est ici et maintenant. Et il n'est jamais trop tard.

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